Contes, Comptines et Jeux de
Mains
en français illustrés de signes de mains (langue des
signes)
Spectacles pour les écoles, les bibliothèques, les
centres de loisirs, les associations, les anniversaires à
domicile, les comités d'entreprises, pour...
sensibiliser au handicap
prévenir des risques auditifs
penser la communication
pour le plaisir
Catalogue des séances
en langue française illustrée de signes de la
langue des signes
Pour un public d'enfants Entendants
Ecoles primaires
Voyage découverte au pays des sourds
La surdité de nos aînés
Le visage du bruit
Jeux de mains Jeux de lettres
Ecoles maternelles
Histoires imagées et jeux de mains
Emotions en signes de mains
En famille
Contes du monde
Figures du Japon : contes et haïkus
Mythologie Grecque : Persée et Méduse
Patricia Mazoyer
Formée
au Conservatoire d'Art Dramatique de Lyon, elle joue, chante puis
anime une émission radio quand sa vie prend une tournure
inattendue : elle découvre qu'elle est sourde !... un
peu sourde.
Passée inaperçue cette surdité
légère l'a considérablement gênée
: elle se souvient, troublée... de ses difficultés
pour apprendre à lire... et de ses conséquences...
L'audition restaurée (grâce à
la chirurgie), dans une quête identitaire elle apprend la
Langue des Signes (LSF). Devenue bilingue français et langue
des signes - il lui arrive de rêver en langue des signes -
elle travaille pour et avec les sourds. Elle crée la Compagnie
de la Main Tatouée en 2000, raconte en solo et en Duo avec
conteuses et conteurs sourds, écrit les histoires dont elle
a besoin pour parler de la surdité (le Père Noël
sourd, le Serpent qui parlait tout le temps, Les Lunettes rouges...),
pour un public mixte de sourds, de malentendants et d'entendants,
petits et grands.
Sa recherche s'inscrit dans un enchevêtrement
de mots et de signes, et s'appuie sur les travaux des linguistes
qui démontrent que le jeu de comparaison entre deux langues,
la gymnastique cérébrale d'une grammaire à
une autre, permet de mieux saisir la syntaxe des deux langues respectives
et stimule la personne.
C'est cette incommensurable richesse qu'elle aime partager et donner
à voir au Public.
Culture et handicap, par Patricia Mazoyer
La langue des signes séduit, elle fascine.
Sur scène, on dirait une danse. Les mains et les bras articulés
à la lumière du théâtre, vivifiés
par le jeu de la physionomie, les mouvements de tête et d'épaules
qui les accompagnent, sont amplifiés, étirés,
accélérés ou ralentis pour les besoins de poétisation
de la langue. À l'écoute de l'émotion des doigts
dans l'espace, nous traquons la rime gestuelle. En jouant sur la
distorsion des cinq paramètres composant les signes (la configuration
de la main, l'orientation, l'emplacement, le mouvement et l'expression
du visage) on obtient une langue spectaculaire à l'œil
comme en français peut l'être l'alexandrin à
l'oreille.
Pensons seulement que dans un environnement où le mot n'est
pas son, cet ensemble gestuellement esthétique fait matériaux
de sens, matériaux du discours. Et partant du constat que
les personnes sourdes lisent difficilement le français écrit,
beaucoup sont en situation d'illétrisme, l'offre culturelle
pour le public sourd et malentendant passe par un théâtre
signé, par la langue des signes. Le recours aux machines
(boucle magnétique, sous-titrage...) n'est pas automatiquement
ni forcément la réponse adaptée en matière
d'accessibilité. La barrière de la langue levée,
par des gens, des interprètes, des artistes bilingues, l'accès
aux Textes est immédiat. S'ouvre alors tout un champ d'histoires... Février 2005. Patricia Mazoyer, la main tatouée
(signe lsf).